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Les Juifs habitant la
Péninsule Ibérique ont vécu de façon presque continue jusqu’au détachement des
deux pays dans le 12ème siècle. Coté portugais, les Juifs ont joué
également un rôle important dans le développement du Royaume. Malgré certains
privilèges gagnés avec cette position, les Juifs devaient payer des impôts plus
élevés que les autres, et vivre dans les quartiers et régions qui leur étaient
désignés. Ils jouissaient néanmoins de la liberté de pratiquer leur religion, ce
qui a permis à la communauté de s’épanouir.
La Peste Noire a
déclenché les premières persécutions massives : des véritables pogroms ont eu
lieu dans tout le Portugal, inspirés par l’Eglise (les interventions papales et
de l’église locale).
En 1492, beaucoup des
Juifs espagnols fuient vers le Portugal suite au Décret d’Expulsion des Rois
Catholiques et à l’activité de l’Inquisition. Cinq ans plus tard ils doivent
quitter ce pays avec leurs confrères portugais, quand le roi Manuel ordonne lui
aussi une conversion forcée. Mais c'est plus d'une génération plus tard, en
1540, que l'Inquisition organise le premier autodafé. Certains Juifs
choisissent de se convertir, l’unique moyen de rester dans le pays. Certains
descendants de ces « Conversos » se reconvertissent aujourd'hui au Judaïsme.
Ceux qui pratiquent
toujours secrètement le judaïsme (les Marranes), vont fuir la péninsule pendant
les deux siècles qui suivent l’expulsion, et s'établissent pour quelques-uns en
France, pour beaucoup d'autres aux Pays-Bas ou en Angleterre. Ils y formeront
une grande part des communautés de ces pays. Les synagogues portugaises
d'Amsterdam et Londres témoignent de leur vitalité. Certains émigrèrent même
vers le Brésil hollandais puis les colonies anglaises d'Amérique du Nord où la
plus vieille synagogue des États-Unis, la synagogue Touro, rappelle leur
présence. D'autres encore vont s'établir dans le bassin méditerranéen. On
appellera donc Juifs portugais les Juifs émigrés indifféremment de l'Espagne ou
du Portugal en France, aux Pays-Bas, en Angleterre ou en Amériques.
 En
1920, Samuel Schwarz, un ingénieur juif polonais qui est venu travailler dans
les mines de Gaia, à l’extrême nord du district de Castelo Branco, découvre une
communauté de « Nouveaux Chrétiens »
ou « Conversos » dans le village montagnard de Belmonte. Il publiera un
livre, Os Cristãos novos em Portugal no século XX, où il relate comment
s’est-il rencontré avec ces juifs qui ont réussis à perpétuer des rituels, tout
en vivant parmi les chrétiens. La présence de rabbins orthodoxes, depuis 1990,
n’a pas éteint complètement le marranisme, malgré la construction de la
synagogue en 1996, des circoncisions, de la connaissance des fêtes, des prières,
des lois de cacheroute et d’endogamie.
Pendant la Deuxième
Guerre Mondial, le Portugal, un port naturel pour traverser l’Atlantique, aurait
pu sauver beaucoup plus de juifs qu’il n’a été le cas. Toutefois le pays a été
dans certains cas un lieu d’accueil, et surtout de passage pour des juifs
européens partant pour les Amériques, grâce à de diplomates
comme le portugais
Aristides de Sousa
Mendes –
consul à Bordeaux qui a mis sa carrière et sa vie en péril en
accordant près de 30 000 visas aux refugiés, dont 10 000 à de juifs.
La communauté juive au
Portugal d’aujourd’hui est beaucoup moins nombreuse qu’au Moyen Âge, quand des
dizaines de communautés juives reparties sur tout le territoire national
représentaient environ 4% de la population du pays. Elle ne dépasse actuellement
pas les 2000 personnes, reparties en trois villes : Lisbonne, Belmonte et Porto.
Leurs origines sont diverses :
-
Des originaires
principalement du Maroc, présents dans le pays depuis 2 siècles ; des
rescapés du nazisme, venus d’Europe de l’Est et Centrale et leurs
descendants : ils sont la base de la communauté principale, celle de
Lisbonne.
-
La Communauté Juive
de Belmonte, dont les origines marranes sont aussi présentes dans la mémoire
de nombreuses autres villes et villages surtout dans l’est et le nord-est du
pays.
-
Des juifs produits de
la « globalisation », de l’ouverture du Portugal démocratique à l’Europe et
au monde : parmi eux des gens très divers, venus en mission d’affaires, des
retraités en quête de soleil, des sud-américains, notamment des brésiliens,
fuyant la crise économique et sociale, des professeurs invités, des
diplomates en poste…
Toute cette population
quoique instable et temporaire apporte, son grain de sel tout en
laissant son empreinte.
A partir de la Révolution
des Œillets en 1974, le Portugal entre dans un processus d’ouverture, de
libéralisation et de démocratisation. Ceci aura de profondes conséquences dans
la relation de la société portugaise avec « ses » Juifs. À la vision
nationaliste étroite succède la conscience de l’importance des héritages maure
et juif. Les archives s’ouvrent, l’importance de la contribution juive se fait
connaitre, ainsi que les horreurs des conversions forcées, la longue nuit de
l’Inquisition, les discriminations envers les cristãos-novos.
Le Portugal se découvre
et, en se découvrant, il retrouve son passé juif.
La demande de pardon
symbolique de Mário Soares, en 1989, alors Président de la République, pour les
persécutions contre les Juifs dans le passé, et la séance solennelle du
Parlement portugais en 1996, 500 ans après le Décret d’Expulsion des Juifs,
révoquant symboliquement et unanimement ce décret, représentent effectivement un
tournant dans l’attitude de l’État à l’égard des juifs au Portugal.
D’un autre coté et,
probablement en conséquence de ce nouveau regard, nous constatons un processus
d’identification historique de la part de groupes significatifs de la
population. Signalons qu’au recensement de 1991 environ 6 000 personnes se sont
déclarées juives (malgré le caractère facultatif de la réponse), certainement en
raison de leur lointain passé juif, réel ou imaginaire.
Ce qui est certain, en
tout cas, c’est que nous assistons à un mouvement de (ré) approximation du
judaïsme de la part d’un nombre croissant de personnes, jeunes pour la plus
part, qui se réclame des racines juives.
Article de Valiske basé sur l’article “Juifs au Portugal aujourd’hui », par
Esther Mucznik, Communauté juive de Lisbonne.
Points forts de notre voyage
-
Un riche programme
centré sur l’histoire du judaïsme médiéval portugais et sur le phénomène de
Marranes ; visites aux communautés juives du Portugal moderne.
-
L’hôtellerie de
qualité à Porto et Lisbonne, l’hôtel Pousada de Belmonte (ancien couvent
médiéval) ;
-
Lisbonne et sa
musique icône, le fado ;
-
Un grand tour du pays
en autocar de grand confort.
Calendrier
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Jour |
Ville |
Programme |
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1 |
Paris à Porto |
Porto
générale : city-tour du centre historique (Patrimoine de l’Humanité
UNESCO) ; art nouveau ; concert de fado. |
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2 |
Porto |
Porto juive :
visite de la synagogue orthodoxe ; rencontre avec la communauté
libérale ; visite guidée de l’ancien quartier juif ; conférence sur
les juifs au Portugal. |
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3 |
Lisbonne |
Lisbonne juive |
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4 |
Lisbonne |
Lisbonne
générale |
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5 |
Tomar
Castelo de Vide |
Visite de la
synagogue (synagogue la plus ancienne du pays) ; visite de Castelo
de Vide. |
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6 |
Marvão
Belmonte |
Visite de
Marvão. Visite générale de Belmonte et Shabbat dans la synagogue. |
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7 |
Guarda |
Quartier
libre, possible visite de 4 musées d’intérêt générale. Apres midi :
visite de Guarda. |
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8 |
Porto à Paris |
Retour à
Porto, départ. |
Fiche technique
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Dates : du 18 au 25
mars 2012
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Durée : 8 jours
·
Frais de participation tout
compris par personne : 1350 €
·
Supplément chambre
individuelle : 300 €
Frais de participation :
1350 € (voir clause révision). Ces frais comprennent les prestations suivantes :
voyage aller / retour en vols réguliers et directs de Paris (possibilité de
départ et retour de/à autres villes en France métropolitaine avec ou sans
supplément), taxes d’aéroports, de solidarité et de départs ainsi que les
transferts et accueil sur place, hébergement en hôtel de 3 ou 4 étoiles (normes
locales) sur la base d'une chambre double (supplément chambre individuelle de
300 €), pension complète pendant tout le séjour (3 repas par jour, boissons non
alcoolisées et service compris - sauf indication de repas libre), déplacements
sur place en car, réalisation de notre programme culturel et notamment entrées
aux musées, spectacles ou concerts et toutes les visites ou excursions y
mentionnées, guides locaux et interprètes, honoraires ou cadeaux pour les
personnalités et institutions rencontrées, frais d'organisation et de gestion,
réunion d'information et de préparation au voyage avant le départ,
documentation, accompagnement, assistance et animation de Valiske sur place
pendant toute la durée du séjour ; assurance très complète de Mondial
Assistance : annulation du séjour, perte et dommages aux bagages, accidents,
assistance et rapatriement , secours, frais médicaux et d’hospitalisation sur
place, responsabilité civile pour les dommages causés aux tiers, interruption du
séjour (une brochure détaillant les risques assurés vous sera donnée après votre
inscription définitive) ; cotisation annuelle à l’association Valiske (valeur de
30 €).
Les frais de participation n’incluent
pas les dépenses personnelles (achat de cadeaux, boissons alcoolisées lors des
repas, les donations - tsedaka), le supplément pour chambre individuelle, les
repas indiqués comme « libres » ni les pourboires éventuels aux guides et
chauffeurs.
Telechargez le descriptif
ici et le
bulletin d'inscription
ici. |